Longtemps appliquée au verre, principalement dans les circuits industriels et commerciaux, la consigne étendue à d’autres matériaux d’emballage constitue aujourd’hui une opportunité réelle pour réduire nos déchets et diminuer leur empreinte sur l’environnement. Ma visite de l’usine SIDEL le 17 avril a été l’occasion de mener de riches échanges avec les équipes.

Plusieurs constats ont été dressés. Nous avons unanimement reconnu que, partout où elle est appliquée (pays de l’UE), la consigne permet d’augmenter le taux de collecte.

Plusieurs enjeux ont été distingués :

  • Parmi ces-derniers, la question de la propriété de la matière collectée, qui sera très convoitée. Il s’agit de veiller à ce que ce flux de matière puisse se répartir équitablement entre les différents acteurs du marché qui n’ont pas tous forcement la même puissance.
  • Le sujet de l’administration de cette consigne est clé. Si en Norvège, c’est l’État qui gère la consigne, en Allemagne, ce sont les distributeurs.
  • Le mode de tri est également central. En Allemagne, chez ALDI par exemple, les boites boisson Acier et Aluminium sont collectées en même temps que les bouteilles PET et l’ensemble est envoyé vers un centre de tri. Ce mode de tri est perfectible, et là encore il faut réfléchir avec les acteurs du métier et les collectivités locales sur la façon dont il faudra gérer les flux physiques de matière.

Le rôle des centres de tri actuels risquent d’être remis en cause, mais il y a sans doute des opportunités à saisir dans la gestion des nouveaux flux que générera la consigne si elle est adoptée. L’idéal est de séparer les flux de matière (PET, Verre, aluminium…) au plus tôt.