Samedi 25 mai, j’ai participé à l’inauguration matinale de la nouvelle piste cyclable de Saint-Jouin-Bruneval. Cette pistedeviendra un beau lieu de rencontres conviviales pour les habitants. Elle sera aussi un outil très pertinent pour le développement touristique du territoire, avec l’inscription de Saint-Jouin dans l’Opération Grand Site.

Ce matin-là, de nombreux élèves de CM1-CM2 de la région Havraise étaient présents pour leur participation au projet « Tous en Seine ». Un vrai périple sportif et culturel.

Repenser nos mobilités : un enjeu collectif

Cette inauguration fait largement écho à l’actualité de notre pays, puisqu’elle replace les mobilités dites « douces » au cœur de nos pratiques.

Ces questions de mobilité sont l’affaire de tous et ont été appréhendées de manière très fouillée depuis six mois : citoyens, collectivités et associations sont force de proposition. A la Région, s’achèveront bientôt les Etats Généraux de la Mobilité, initiés par Jean-Baptiste GASTINNE et Hervé MORIN. Par ailleurs, je devrais rencontrer dans les semaines à venir des représentants du Collectif citoyen pour le climat et la justice sociale – Pays de Caux. J’ai également rencontré des maires, très attachés à maintenir l’offre de transports en train, et même à lui apporter un nouveau souffle. De même, la mairie de Saint-Jouin et les associations ont proposé jeudi soir aux habitants des environs un P’tit débat autour des grands enjeux de déplacements des Français, que nous étudions actuellement à l’AN.

Nous, députés membres de la commission Développement Durable et Aménagement du Territoire, avons examiné la Loi d’Orientation des Mobilités. Elle fera l’objet de séances publiques en hémicycle du lundi 3 juin au vendredi 14 juin.

Nous avons examiné en commission chacun de ses amendements avec la plus grande vigilance. Car les constats en amont suffisent à souligner l’enjeu central de cette loi : 80% des déplacements domicile-travail se font en voiture, 4/5ème de nos émissions de CO2 proviennent des combustibles fossiles et nous devons maintenir le CAP de 8% d’émissions de GAS en moins, à l’échelle de l’UE à l’horizon 2020. La réalité sur notre territoire corrobore ces chiffres puisque le questionnaire en ligne que j’avais ouvert pour l’ensemble des habitants de la 9ème circonscription élève à 86% la part des trajets en voiture dans nos déplacements.

A côté du rappel de ces constats préoccupants, de nombreux éléments nourrissent mon optimisme : Les Français, lors du Grand Débat, ont exprimé plus de 90 000 idées sur la thématique « Transition écologique ». La volonté de modifier nos modes de déplacement est très forte, et de plus en plus, la combinaison train + vélo séduit les Français, à condition que nous enrichissions l’offre de desserte ferroviaire et adaptions les contraintes des résidents ruraux à ces réflexions sur la mobilité.

La Loi d’orientation des mobilités

La loi d’Orientation des Mobilités prend en compte ce couplage du déplacement en train et en vélo, avec un amendement dédié à l’obligation d’équiper les trains neufs et rénovés d’emplacements destinés au transport des vélos non démontés. Le chiffre minimal d’emplacements sera défini par décret. La question du stationnement sécurisé et déployé sur l’ensemble des structures fréquentées est également examinée : Ainsi, le marquage obligatoire des vélos entrera en vigueur au 1er janvier 2021 pour les ventes de vélos neufs et au 1er juillet pour les ventes de cycles d’occasion. A cet effet, un fichier national unique sera créé.

Le nombre d’équipements de stationnement sécurisés pour vélos sera modulé en fonction de la fréquentation des gares et les stationnements pour vélos, obligatoires lors de la construction de bâtiments accueillant un service public, un commerce ou un cinéma, seront sécurisés. La sécurisation sera proportionnelle au risque.

Une nouvelle très intéressante pour notre territoire. La LOM consacre dans le code des transports l’existence du schéma national des véloroutes et voies vertes, en prévoyant qu’il soit arrêté pour une durée de dix ans par le ministre chargé des transports.

Enfin, un dernier amendement qui concerne directement nos courageux élèves cyclistes : La formation à la pratique du vélo est précisée et introduite dans le code de l’éducation. L’apprentissage de l’usage du déplacement à vélo en sécurité sera organisé dans un cadre scolaire, périscolaire ou extra-scolaire.