Samedi 22 juin 2019 se tenait la journée du patrimoine de pays et des moulins. A cette occasion, Roland Paumelle Vice Président de l’association de défense et de sauvegarde des moulins normands picards nous a accueillis dans son moulin aujourd’hui, menacé par l’arrêté préfectoral de 2017.

L’occasion nous a été donnée de présenter au public les projets de valorisation de ce patrimoine rural, et plus particulièrement les projets économiques induits, comme la production de petite hydroélectricité dans le cas du moulin Sainte-Catherine de Oherville.
Les moulins ont accompagné l’histoire de l’humanité depuis longtemps. Outre le broyage des grains, les moulins remplissaient de multiples fonctions : couper du bois, travailler les métaux ou encore filer. Les moulins s’inscrivent donc dans l’histoire de notre industrie. Ils ont été construits en grand nombre, même sur les plus petits cours d’eau, à l’image de la DURDENT, la bien nommée « Vallée des Moulins ».
Le moulin de Sainte Catherine constitue un trait d’union entre le passé et l’avenir.

Les difficultés que rencontrent les propriétaires de moulins pour promouvoir de petits projets d’hydroélectricité respectueux de la biodiversité me sont bien connues, puisque je me heurte aux mêmes obstacles dans mon travail de parlementaire.
La semaine dernière, à l’Assemblée Nationale a été débattu le projet de loi Énergie et Climat. Dans le cadre de ce projet de loi, j’ai porté au sein de mon groupe politique 5 amendements en faveur de la petite hydroélectricité. Chaque fois, la notion de continuité et l’esprit de conciliation ont nourri ces amendements.

En octobre 2019, j’ai l’intention d’organiser les assises de la petite hydroélectricité et de la biodiversité.

Je soutiens le droit d’eau séculaire de propriétaires de moulins. Faisons de la petite hydroélectricité une exploitation consciente de la force de l’eau et du respect de l’écosystème environnant. Car les moulins n’ont rien perdu de leur richesse et de leur intérêt. Ils nous lancent un défi de taille: concilier l’intérêt énergétique et l’intérêt écologique. Il faut œuvrer à cette conciliation et faire de nos moulins des sentinelles de la biodiversité.